Générique


Mise en scène Guillaume Gatteau assisté de Loïse Bosdeveix

Avec Philippe Bodet, Emmanuelle Briffaud, Emilie Couratier, Frédéric Louineau, Anthony Moreau, Hélori Philippot, Sophie Renou, Laurent Sauvage

Création lumières Jean-Pascal Pracht

Scénographie et conception des costumes Marguerite Bordat

Costumes Anne-Emmanuelle Pradier

Régie  Basile Verrier

Création sonore Sylvain Nouguier
 
Maquillages et coiffures Sylvie Aubry


Affiche et photos Jean-Luc Beaujault

Administration  Florence Dufour

Production et diffusion  Alice Lessard

 



Création 2008 - Répertoire

Le Palais des fêtes - Yukio Mishima

Spectacle


Une grande réception donnée au Palais des fêtes pour les élites politiques japonaises et occidentales devient la scène d’un complot politico-amoureux où la mort rôde sur des airs de valse. Pour déjouer le drame, Madame Kageyama, la maîtresse de maison, décide contre toute attente de paraître à cette soirée mondaine alors qu’elle s’y est toujours refusée.

Le Palais des fêtes est l’histoire de cette apparition qui se terminera dans le sang, la trahison et les feux d’artifice.

D'une écriture extrêmement précise et littéraire, avec un humour teinté de cynisme ; d’une construction classique sur un propos très contemporain, cette pièce offre un rôle de femme complexe et remarquable, où l’énergie du texte et la vivacité des confrontations entraînent le spectateur vers un bal effréné.

"Monter une telle pièce, c’est jouer avec les mots lorsqu’ils deviennent instruments de pouvoir et de domination, en amour comme en politique ; c’est imposer le corps comme ultime rempart contre la vilenie et le mensonge, l’exposant au pire comme pour tenter de conjurer la mort certaine de nos idéaux. Au japon d’alors comme en occident aujourd’hui, ne reste souvent aux désenchantés que la violence du corps pour faire entendre leur voix." Guillaume Gatteau, metteur en scène, Décembre 2007.

Située en 1886, a pour toile de fond la réalité historique : le Palais des Fêtes a bel et bien existé, connu sous le nom du Rokumeikan, signifiant « cri du cerf », il fut l’un des symboles de l’occidentalisation du Japon sous l’ère Meiji, ainsi que l‘un de ses principaux centres culturels. De même les luttes politiques qu'évoque la pièce sont authentiques et plus encore la volonté des Japonais d'alors de s'ouvrir aux choses de l'Occident.
Sur ce fond historique, Mishima a créé un drame de dimension universelle : l'Amour et la Cruauté tissent leur intrigue à l'ombre de la Mort, mais dans le raffinement exquis de la « Belle Époque ».

 

Yukio Mishima

Auteur prolifique, Mishima enchaîne nouvelles et romans parmi lesquels on peut citer Amours interdites (1951), Le Tumulte des flots (1954), Le Pavillon d'or (1956) ou Après le banquet (1960).
Loin de se limiter au genre romanesque, Mishima poursuit également dans la voie du théâtre. Il produit une pièce par an, parmi lesquelles figurent ses Cinq Nôs modernes. Les dernières années de sa vie sont également marquées par la rédaction de plusieurs pièces de théâtre, dont Madame de Sade (1965), Mon ami Hitler (1968), La Terrasse du roi lépreux et Le Lézard noir (1969).
Écrivain voyageur, il avait une parfaite connaissance de la modernité artistique occidentale et particulièrement de la littérature française. Parmi les auteurs qu’il maîtrisait remarquablement, nous pouvons citer Jean Genet, Cocteau ou Radiguet, auxquels il consacra de remarquables essais.

 

 


Ils nous ont accueillis en tournée : 
Le Grand R - Scène Nationale de La-Roche-sur-Yon, Théâtre Boris Vian - Couëron, Le Fanal - Scène Nationale de Saint-Nazaire, Théâtre de Cornouaille, Scène Nationale de Quimper, Théâtre Épidaure, scène conventionnée de Bouloire.